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Vers où se dirigent les partis politiques fédéraux?

Par Rosalie Corbeil





































(en haut à gauche) Photo de Justin Tang /The Canadian Press

(en haut à droite) Photo de John Woods/The Canadian Press

(en bas à gauche) Photo de Justin Tang/La Presse Canadienne

(en bas à droite) Photo de Paul Chiasson/La Presse Canadienne


La politique évolue constamment. Les partis politiques réorientent leurs priorités selon les enjeux qui inquiètent la population, influençant leurs lignes directrices. Les valeurs se transforment et la politique se métamorphose au même rythme.

Plusieurs partis sont actuellement en reconstruction ou doivent se pencher sur leur avenir afin de le sauver ou de gagner davantage de voix. Vers où iront-ils ? Ont-ils des stratégies ? Allons voir ce qu’ils pourraient devenir…

 

Un avenir pour les libéraux


C’est le parti qui est actuellement sur la gâchette ; les derniers mois, voire les dernières années, ont gravement affaibli le Parti Libéral. Hautement impopulaire autant chez les élus que chez les électeurs, il était temps pour le premier ministre Justin Trudeau de laisser sa place à une ou un autre candidat. La démission du chef marque la fin d’une époque pour le parti et le commencement d’une nouvelle, pas encore définie. L’élection du nouveau chef de parti déterminera grandement cette nouvelle ligne de parti. Mark Carney souhaite redorer l’économie canadienne, Chrystia Freeland mise sur la défense du Canada face à la menace américaine, puis Karina Gould espère apporter un vent rajeunissant sur le parti ainsi que tenir tête au chef conservateur Pierre Poilievre. Après deux débats à la fin du mois de février, c’est le 9 mars que le destin du Parti Libéral se dessinera plus clairement. Depuis la chute de popularité de Trudeau, plusieurs divisions se sont créées au sein du parti ; le choix du nouveau chef arrivera-t-il à réconcilier et unifier les libéraux ainsi que ses membres ? Il faudra voir si le candidat élu remporte une majorité ou si le vote est très serré. L’élection interne du parti arrivera-t-elle à refaire monter le Parti Libéral dans les intentions de vote ? Même si l’on remarque une tendance à la hausse pour le PLC, les conservateurs demeurent toujours au-devant de cette course.

 

Les conservateurs rêvent de pouvoir


Le monde connaît présentement une montée de la droite et de l’extrême droite, et le Canada n’est pas une exception à la règle. Avec l’arrivée de Pierre Poilievre comme chef du Parti Conservateur, le parti suit la tendance mondiale et adopte de plus en plus une tangente vers la droite. Le chef a déjà dévoilé plusieurs thèmes sur lesquels portera sa campagne électorale. On y retrouve l’abolition de la taxe carbone, une baisse du coût de la vie, une réduction d’impôts sur l’énergie, le travail, la construction de maisons neuves, l’investissement et la fabrication au Canada. Il souhaite également réduire la bureaucratie, les consultants et les aides sociales aux entreprises. À cela s’ajoutent des promesses telles que des réformes dans le système de justice concernant le trafic et la production de drogues, un ralentissement de l’immigration et une censure de certains médias, à savoir les chaînes de CBC et de Radio-Canada.

 

La campagne de M. Poilievre tournait majoritairement autour de Justin Trudeau et de ses fautes. Il s’agissait de l’acteur principal de sa campagne lui garantissant, quasiment, la victoire aux prochaines élections. Après 10 ans d’idéologie libérale, les conservateurs sont finalement presque au point d’accéder au pouvoir après l'écœurentite aigüe des Canadiens vis-à-vis de l’ex-premier ministre Stephen Harper. Maintenant que Trudeau n’est plus dans le paysage électoral, le chef du parti conservateur utilisera-t-il cette même technique face à son prochain adversaire ou devra-t-il en changer ?

 

Personne ne cache le fait que Pierre Poilievre utilise, à plusieurs reprises, des termes et des tendances populistes. Des gestes et orientations observables ailleurs dans le monde affaiblissent la démocratie. Même si le doute s’installe quant à la transparence, la crédibilité et les compétences du leader conservateur face à l’économie ou bien à Trump, saura-t-il maintenir cette tendance avantageuse ?

 

Le Nouveau Parti Démocratique à la croisée des chemins


Le principal enjeu du NPD est celui des intentions de vote. Le parti stagne depuis plusieurs années. Jagmeet Singh cherche à donner une nouvelle impulsion au parti. Comment s’y prendra-t-il ? Le mot d’ordre est “unité”. Afin de concurrencer avec les libéraux présentement fracturés, le NPD réitère qu’il est un parti unifié.

 

L’alliance avec les libéraux lors de ce dernier mandat a parfois semé la controverse chez les néo-démocrates. Certains se réjouissent de la possibilité de faire passer leurs projets grâce à la majorité des libéraux en chambre acquise par l’appui du NPD. D’autres déplorent le choix de Singh de s’allier au PLC en disant que cela vient contrecarrer les valeurs et les ambitions du parti.

 

En misant sur l’effondrement du caucus libéral, le Nouveau Parti démocratique mise et met son attention vers les électeurs à la recherche de progrès et qui souhaite stopper la montée des conservateurs. Les néo-démocrates s’offrent comme la solution face aux deux côtés instables.

 

Le parti se cherche et emprunte des idées avancées par d’autres partis afin d’attirer plus de partisans dans leur camp. Jagmeet Singh arrivera-t-il à remporter davantage de sièges ? Saura-t-il bien mener la guerre contre les Conservateurs ? Les membres du parti voudront-ils un chef capable d’attirer plus de partisans ainsi qu’amener le parti ailleurs ?

 

Le Bloc Québécois, toujours pertinent ?


En ce qui concerne le Bloc Québécois, c’est un parti qui reste plutôt stable au fil des années, car son but premier est de défendre les intérêts du Québec sur la scène fédérale. Il pourra toujours compter sur l’appui des Québécois pour maintenir ses quelques sièges à la Chambre des Communes. C’est l’un des seuls partis majeurs à ne pas avoir d’ambitions électoralistes, à savoir de former un gouvernement.

 

On peut lire sur le site internet du parti : « Le Bloc québécois est un parti politique indépendantiste, implanté exclusivement au Québec. Sa présence à la Chambre des communes permet d’assurer la légitimité et la concordance entre la vision d’un peuple et celle de ses représentantes et représentants élus sur la scène fédérale. Le Bloc québécois affirme l’existence de la nation québécoise, exige sa reconnaissance et défend les intérêts de ses citoyens et de ses citoyennes ainsi que leur droit de choisir librement leur avenir ». Les débats autour de l’indépendance du Québec sont encore très mitigés… Le Bloc Québécois, au courant de cette tendance à la baisse, sait que si un 3ème référendum échouait, le parti devra assurément revoir sa stratégie afin de conserver sa posture à l’échelle fédérale et ainsi continuer de récolter les votes québécois.

 

Toutefois, avec les menaces américaines qui s’abattent sur le Canada, le Bloc a-t-il une réelle chance lors de la prochaine élection ? Les Québécois vont-ils continuer la tradition ou vont-ils voter stratégiquement, craignant les tentatives d’intimidation du président Donald Trump ? Il est clair que le Québec devra faire face à des sanctions économiques américaines, et l’économie de la province sera sévèrement touchée. Plusieurs Québécois se rallient donc au Canada afin d’être protégés, défendus et soutenus face à la menace qu’impose le président américain.

 


Sources :


 

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